RDC : Sous pression, Bahati Lukwebo démissionne de son poste de 2e vice-président du Sénat

...

RDC : Sous pression, Bahati Lukwebo démissionne de son poste de 2e vice-président du Sénat

Le  sénateur Modeste Bahati Lukwebo a annoncé ce 18 mars 2026 , sa démission du poste de deuxième vice-président, à la veille d'un vote potentiel sur sa déchéance. Cette décision survient dans un climat politique tendu, marqué par une pétition déposée contre lui lundi 16 mars.

Dans une lettre adressée au président du Sénat, l'ancien Premier ministre balaie les accusations d'incompétence. « Ma démission vise à restaurer la sérénité au sein de la Chambre haute, et non à reconnaître une quelconque insuffisance », écrit-il. Il revendique un bilan irréprochable depuis sa prise de fonctions en mai 2024, affirmant s'être « toujours acquitté de ses charges avec diligence ».

Une démission sous haute pression

L'annonce intervient 48 heures après le dépôt d'une pétition signée par plusieurs sénateurs, réclamant sa destitution pour « incompétence ». Le sénateur Dany Kabongo, l'un des promoteurs, se veut nuancé  « Cette initiative n'a aucun lien avec les récentes déclarations de Bahati Lukwebo sur la révision de la Constitution », déclare-t-il, dissociant l'affaire des débats en cours.

Ces tensions révèlent des fractures internes au Sénat. Le bureau de la Chambre haute avait déjà distancié certaines positions du 2e vice-président, les qualifiant de « personnelles ».

Loyauté réaffirmée envers Tshisekedi

Bahati Lukwebo réaffirme sa fidélité au président Félix-Antoine Tshisekedi, se déclarant « loyal à la Haute Autorité de Référence de l’Union sacrée de la Nation ». Ce positionnement stratégique intervient alors que les équilibres au sein de la majorité présidentielle restent fragiles.

La veille de la pétition, il avait été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de son parti, l'Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), lors de son quatrième congrès.

Une sortie maîtrisée ?

Pour un observateur de la société civile à Kinshasa, « cette démission évite une humiliation publique et préserve son influence ». En se retirant avant un vote, Bahati Lukwebo ouvre la voie à ses « collègues prétendants », tout en laissant la porte à une recomposition politique.

Reste à savoir si ce départ apaisera les tensions. Derrière cet épisode, c'est la cohésion de l'Union sacrée qui est une nouvelle fois interrogée.

Par Raymond Mbanzab

Vous aimez cet article !, laissez un like s'il vous plaît....

Vidéos associées

Aucune vidéo associée à cet article

Commentaires

Connectez-vous pour commenter.
Annonces
Annonces