Entre 20 et 40 % des jeunes âgés de 18 à 30 ans expriment aujourd’hui des réticences face à la vaccination, selon des sondages récents. Ce phénomène est préoccupant alors que des maladies évitables comme la rougeole et la coqueluche refont surface.
Selon le Dr Glory SAFARI , chef de Division communication et CEA à la Croix-Rouge Sud-Kivu cette hésitation repose sur un mélange de désinformation numérique, de sentiment d’invulnérabilité et de méfiance envers les institutions. « Les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans la diffusion d’informations erronées, comme les théories complotistes ou des affirmations infondées sur les effets secondaires », explique-t-il.
Pourtant, les étudiants sont très exposés aux fausses informations sur TikTok ou Instagram, ils constituent aussi un levier pour inverser la tendance.
Le Dr Glory SAFARI souligne qu’un étudiant bien formé peut devenir un relais d’information fiable auprès de ses pairs. Pour cela, des outils existent, comme les formations en ligne de l’Université de Genève ou la consultation de revues scientifiques de référence telles que The Lancet. Sur les campus, des actions concrètes voient le jour ,installation de stands dans les auditoires, ateliers interactifs et distribution de supports pédagogiques pour répondre aux doutes les plus fréquents.
Les étudiants engagés font face à la fatigue liée à leurs études, aux risques de harcèlement de la part de groupes anti-vaccins, et à une remise en question de leur légitimité puisqu'ils ne sont pas encore médecins. Pour les soutenir, le Dr Glory préconise le parrainage par des professionnels de santé et la création de clubs étudiants dédiés à la santé publique.
Face à ce fléau, chaque étudiant peut agir en vérifiant son propre statut vaccinal, en suivant des sources officielles ou en signalant les contenus dangereuse en ligne. Dans ce contexte marqué par la désinformation vaccinale , les jeunes sont pas de cible , ils sont une partie de la solution. Comme le résume le Dr Glory SAFARI « Informer un étudiant, c’est potentiellement protéger toute une communauté. »
C'etait dans le cadre de la conférence animée à ISTM dans le projet sain sur accompagné par NIYEL
Par Lucien Migabo
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