L'ONG Sadi-RDC a tenu un atelier sur la masculinité positive et le dialogue intergénérationnel le 21 mai 2026 . L' activité a réuni 55 personnes dont 26 femmes et 29 hommes autour de la question de la prévention des violences faites aux femmes et des filles en impliquant les hommes et les garçons dans cette lutte.
Cet atelier vise à sensibiliser les participants au concept de masculinité positive et à favoriser le dialogue entre générations pour une meilleure compréhension en renforcant le rôle des hommes et des garçons dans la promotion de l'égalité de genre. Elle s'inscrit dans le cadre du programme Woman Can avec le soutien d'atlas network
Danny Bahizire, directeur exécutif de Sadi-RDC, a rappelé l'importance de cette initiative lors de l'ouverture des travaux.« Aujourd'hui, nous avons voulu réfléchir sur la masculinité positive et les dialogues intergénérationnels. Cette activité s'inscrit dans le but de pouvoir donner la place à l'homme dans la lutte contre les violences basées sur le genre et aussi la promotion de l'égalité des genres », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que l'objectif est de sensibiliser les hommes et les garçons à leur rôle dans la défense des droits humains, en particulier ceux des femmes.
Jean-Domique Kimengele, enseignant à l'ISDR Bukavu et facilitateur de l'atelier, a animé des exercices participatifs et des jeux de questions-réponses. Il observe une évolution parmi les participants.
« Je pense qu'avec les échanges que nous avons eus avec les amis, je pense qu'il y a une évolution. Certes, reconnaître que la femme a aussi des droits n'est pas donné à tout le monde. Ici, avec les réseaux, on veut relever les défis. C'est pour profiter de l'occasion pour faire changer certains comportements, certaines attitudes », a-t-il affirmé.
Plusieurs échanges ont suivi notamment des jeux de questions-réponses permettant une meilleure compréhension .
Augustin Mudekereza chercheur au sein de Sadi-RDC, a souligné que beaucoup de personnes ne croient toujours pas en la capacité des femmes, mais que la situation évolue progressivement.
« Je trouve qu'il y a beaucoup de personnes, par rapport à cette affaire, jusqu'à là qui ne croient pas à la capacité de la femme. Il y a d'autres qui commencent à comprendre, et il y a d'autres qui avaient compris à l'avance », a-t-il expliqué.
Il a classé les hommes en deux catégories ceux qui avaient compris auparavant qu'ils pouvaient bâtir avec leurs femmes, collaborer et prendre des décisions ensemble, et ceux qui sont en train de comprendre progressivement.
Darcin Basirwa, activiste pour la justice sociale a mis l'accent sur la complémentarité plutôt que sur la confrontation entre sexes.
« je crois qu'il est intéressant entre les deux. C'est la question de la complémentarité. La femme a des forces, des atouts, des capacités, notamment l'homme aussi. Et dans des formes de complémentarité, dans des formes de cohésion, c'est là qu'une force doit être manifeste », a-t-il déclaré.
Emilienne Mapenzi activiste des droits de l'homme a résumé ainsi son point de vue « Il y a une différence entre homme et femmes seulement sur leur créature voire leur sexe. Mais sur d'autre option, les opportunités, les hommes et les femmes sont égaux. »
Cet atelier s'inscrit dans une série d'actions menées par Sadi-RDC et ses partenaires pour promouvoir des pratiques de masculinité positive afin de prévenir les violences basées sur le genre et renforcer la cohésion sociale au sein des communautés du Sud-Kivu.
Par Lucien Migabo
Commentaires