L’organisation Youth for Peace DRC a réuni les comités de pilotage de la coalition Jeunesse, Paix et Sécurité du Nord et du Sud-Kivu pour une session d’échange du 21 au 22 avril 2026 à Bukavu . Ces échanges visaient à briser les préjugés et renforcer la collaboration entre les jeunes de ces deux provinces .
Dès l'ouverture des assises, un exercice d’écriture et d’observation a été organisé pour confronter les perceptions . Cet exercise départ a révélé un besoin de dialogue.
Pacifique Mushubusa chargé de programme chez Youth for Peace DRC et modérateur de la coalition à Bukavu, souligne l'importance de cette démarche « Nous avons réuni le comité de pilotage de la coalition pour partager les expériences et les bonnes pratiques. L'idée est que les uns apprennent des autres, afin de renforcer la collaboration et de définir des initiatives communes. »
Pour pacifique Mushubusa , il y avait au départ des réticences entre les organisations « Tout au début, quand nous avons commencé ce cadre d'échange, nous avions remarqué qu'il y avait beaucoup de réticences, il y avait des méfiances entre jeunes, ce qui créait la polarisation. »

Une image en forme de P pour symboliser la Paix.
Plusieurs exercices ont été organisés afin de créer encore un rapprochement entre ces jeunes de ces deux provinces.
Pour sa part, Jospin Amani, membre de l'organisation NPCYP, a signalé le constat fait « Après des analyses, nous avons observé que les organisations du Nord-Kivu et Sud-Kivu, membres de la coalition, planifiaient des activités qui demandaient assez de moyens, ce qui ne leur permettait pas d'avancer vu que les organisations des jeunes n'ont pas assez de ressources. Mais également, il y avait un défi de communication quant à la planification. Au cours de la session, on a analysé ce défi et on a trouvé des pistes de solutions sur lesquelles on a fait des planifications adaptées aux ressources disponibles et à un calendrier qui peut facilement permettre le suivi. »
Dans la même dynamique, Rosette Baderha, membre de l'organisation CAPD, estime que les préjugés étaient les blocages pour les deux provinces « Je pense qu'avec la jeunesse de Goma, il y avait des préjugés des deux côtés. Ces préjugés étaient un blocage pour la confiance. Il y avait des difficultés de communication parce que tout le monde pensait savoir que les jeunes du Nord-Kivu sont comme ceci ou que ceux du Sud-Kivu sont comme cela. Et c'est cela qui bloquait vraiment la collaboration. »
Des travaux en carrefour ont été organisés pour permettre à ces organisations de lancer quelques activités faisables avec leurs ressources disponibles, afin de contribuer à vulgariser la résolution 2250 et l'appropriation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité.
Chaque jour, après ces échanges, les organisations visitaient d'autres structures membres de la coalition. Ces visites permettaient à chaque organisation d'apprendre de l'autre et de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas.
Lors d'une visite, Natalie Nabintu, membre d'une organisation de EDA Goma, a partagé ses ressentis « C'était vraiment un moment très capital de faire des visites à d'autres organisations. Premièrement pour connaître l'adresse physique, et deuxièmement pour découvrir et palper du doigt ce que les autres font, car c'est plus pratique que théorique. C'était aussi pour renforcer notre confiance et la collaboration entre le Sud et le Nord-Kivu. »
Ces échanges se sont clôturées dans une ambiance d'amitié et de partage.
Pour rappel, ces activités s'inscrivent dans le cadre du projet : « Promouvoir la participation politique des jeunes au Nord et Sud-Kivu à travers l’appropriation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité ».
Par Lucien Migabo
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